
Sans grande surprise étant donné le succès des films d'horreur en 3D cette année, Bob Weinstein a annoncé la production de toute une floppée de films du même genre en 3D à travers sa filiale Dimension selon Variety.
Spy Kids est en cours d'écriture par Robert Rodriguez et verra son tournage débuter en Mars 2010 en partenariat avec Disney. Si vous vous souvenez bien, Spy Kids 3D a eu de très bons résultats en 3D avant que la 3D moderne n'apparaisse - ils utilisèrent alors la technique des lunettes anaglyphes (verres rouges et bleu) SK3 avait rapporté la bagatelle de 197 millions de dollars pour son exploitation mondiale. De toute évidence, Dimension veut répéter ou améliorer ces chiffres.
On sait déjà que Patrick Lussier (My bloody Valentine 3D) va réaliser Halloween III et que Weinstein a placé ce projet en priorité sur leur liste - on attend une sortie pour octobre 2010 - a priori face à Saw VI (23 octobre) Par ailleurs, il est confirmé que Saw VII sera en 3D.
La franchise Hellraiser passera également par la 3D ainsi que le remake de Scanners dont on ne sait pas encore s'il sera réalisé par David Cronenberg ce que, personnellement, je souhaite vivement.
A propos du financement de ces films, Weinstein ajoute : "Il va sans dire que le financement pour produire et marketer ces films est dores et déjà disponible. J'ai grande envie d'étendre le spectre de nos productions à la 3D."
Il reste encore à voir si ces films seront produits en 3D native ou convertis plus tard en post-production. De toute évidence, le choix qu'ils feront pour un premier film déterminera selon quelle technique seront produits les suivants.

Du 18 au 20 septembre se tient au Parc des expositions de la porte de Versailles, le Festival du Jeu Vidéo. Et à cette occasion, Ubisoft a présenté un stand dédié au jeu vidéo tiré du film porté par Cameron. Une démo jouable en 3D stéréoscopique a été présentée par Luc Chene, chef de marque chez Ubisoft Montréal. Sur la production du film, nous dit-il, il était chargé de faire l’interface entre les équipes du film et celles d’Ubisoft. Ainsi des milliers d’éléments modélisés dans le film ont été utilisés pour être intégrés dans le jeu, ce qui représente un degré d’avancement inédit dans le domaine de l’adaptation de jeu vidéo à partir du film.
La démo commence avec un personnage nommé Ryder qui se fraie un chemin entre les montagnes flottant dans les airs à bord de son Scorpion, l’hélicoptère à double rotor que l’on peut voir dans le trailer. Il atterrit ensuite dans la jungle et sort de son Scorpion. Parcourant la jungle à pied, il est rapidement attaqué par de nombreuses créatures, la faune pandorienne étant pleine de créatures hostiles. Il tombe nez à nez avec une imposante créature un peu semblable à un rhinocéros, le Stormbeast. Au fur et à mesure de sa progression, il récolte des points d’efforts qui lui permettent de faire évoluer son matériel. Il est ainsi équipé non plus d’un fusil gris mais rouge à la moitié de la démo. Ensuite, il monte dans un méca surpuissant. Puis attaqué par plusieurs Loups, il se fait épauler par les troupes aéroportées qui pilonnent la zone pour le décharger de la tâche.
On a également droit à une phase de jeu dans la nuit qui s’avère... magnifique.
Notons en outre qu’il est possible de devnir invisible dans le jeu.
Pour tout dire, je commence à croire que le jeu sera tout aussi un événement que le film tant il permettra de s’immerger dans une expérience de jeu inédite. Les décors sont d’un réalisme à couper le souffle grâce à l’utilisation du moteur graphique éprouvé CryEngine utilisé sur FarCry 2 qui rappelons le est l’un des jeux les plus lourds à gérer pour les cartes graphiques. Le détail est poussé à tel point que dans une scène on remarque que des feuilles tombent sur le chemin du protagoniste, légèrement flou comme dans un film, ce qui donne non seulement un aspect réaliste mais également très poétique comme si la vision de l’auteur du film avait débordé jusque sur le jeu en faisant un jeu d'auteur en quelques sortes. Voici quelques images de piètres qualité car prise avec un iPhone mais qui vous donneront déjà uin aperçu du déroulement de la démo.
Sachez également qu’au cours du jeu, le héros devra choisir entre continuer en tant qu’humain ou passer dans le cas des Na’vi. Contrairement aux humains, les Na’vi n’ont pas de technologie avancée et doivent donc se rapprocher au plus près des ennemis pour combattre. Comme toujours avec la stéréoscopie, il faut le voir pour le croire et je conseille vivement à tous ceux qui le peuvent de se rendre au Festival du Jeu Vidéo rien que pour avoir un aperçu de cette expérience immersive qui s’apprête à débouler dans nos salons!








































L’histoire. Vieil homme avare et associal, Ebenezor Scrooge reçoit, la veille de Noël, la visite de trois fantômes qui vont lui apprendre à voir la vie autrement.
L’équipe. Le cinéma et la télévision ne comptent plus les adaptations auxquelles le conte de Charles Dickens, A Christmas Carol, a eu droit. Robert Zemeckis s’en empare et confie à Jim Carrey (habitué à se grimer pour matérialiser des classiques de la culture américaine puisqu’il fut Le Grinch pour Ron Howard, et le Comte Olaf dans Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire) quatre rôles à l’instar des multiples transformations de Tom Hanks dans Le Pôle Express. Colin Firth, Gary Oldman, Bob Hoskins et Robin Wright Penn ont également accepté de se prêter au jeu de la « motion capture »
Sortie. Le 25 novembre 2009 en France.

L’histoire. Tony Stark a révélé qu’il était Iron Man. Ce qui n’est pas sans lui poser quelques problèmes existentiels. Marchand d’armes qui tente de se racheter une conduite, il va avoir besoin de son armure d’acier lorsque son rival, Justin Hmmer (embauché par l’armée pour transformer l’armure de Iron Man en machine de guerre), et le Russe Ivan Vanko, agitent la concurrence.
L’équipe. Jon Favreau ne lâche pas les manettes dans cette suite toujours portée par Robert Downey Jr. et mise en chantier très rapidement (avant même l’accord du réalisateur) après le succès de l’original. Si Gwyneth Paltrow reprend du service, Terrence Howard est lui remplacé par Don Cheadle. Nouveaux venus dans la bande : Sam Rockwell (qui fut l’un des candidats pour être Tony Stark) en Justin Hammer. Scarlett Johansson en Natasha Romanoff (une espionne russe appelée la Veuve noire), et Mickey Rourke en Ivan Vanko, métamorphosé en Whiplash lorsqu’il s’agit d’affronter Iron Man. L’acteur a demandé à avoir un professeur pour apprendre le Russe (il aurait voulu que son personnage ne s’exprime que dans sa langue natale).
Sorite. Le 28 avril 2010 en France.
Budget. 140 M$. Malgré le succès du premier opus, c’est la crise pour tout le monde. Avec un budget légèrement en baisse par rapport à l’original. Marvel a tenté d’économiser dans tous les secteurs. Y compris chez les acteurs. Terrence Howard a été le premier à en faire les frais. Comédien le mieux payé d’Iron Man, il a refusé de revoir ses émoluments à la baisse et a laissé Don Cheadle reprendre le rôle du lieutenant-colonel Jim Rhodes. Samuel L. Jackson est lui aussi, passé tout près de la rupture. L’acteur et la Marvel se sont finalement entendus sur un contrat à plus grande échelle (comme les studios en faisaient il y a 60 ans, Jackson acceptant d’incarner Nick Fury dans neuf films de la Marvel. On le reverra donc très probablement dans Thor et Captain America, prévus pour l’été 2011.
Ce qu’il faut savoir. L’une des scènes du film a été tourné lors du Grand Prix de Formule 1 de Monaco. le personnage de Justin Hammer est cityoyen monégasque et Tony Stark a lui investi dans sa propre écurie automobile. Ceci explique cela.

Le roman graphique de SF Sharpnel, créé par Nick Sagan et Mark Long sera adapté et réalisé par Len Wiseman pour Radical Pictures. Dans le futur, les humains ont colonisé le système solaire et forment une Alliance Solaire qui contrôle toutes les planètes. Mais des rebelles luttent pour leur liberté sur Vénus. Parmi eux, un ancien Marine, exilé volontaire, qui leur apprend toutes les subtilités de l’art de la guerre...
« Je suis attiré par les histoires de héros malgré eux », explique WIseman, qui tournera le fim en 3-D relief et prépare par ailleurs Motorcade et Atlantis Rising pour DreamWorks, ainsi que Gears of Wars pour Legendary Picture et la Warner.

La séquelle de Tron, qui sera réalisée en 3D relief par Joseph Kosinski, d’après un scénario d’Eddie Kitsis et Adam Horowitz, se déroulera selon les producteurs, dans un « monde numérique inédit » où Sam Flynn (Garrett Hedlund), informaticien émérite et fils de Kevin Flynn (Jeff Bridges) part sur les traces de son père pour se retrouver propulsé dans le monde virtuel, rempli de programmes inquiétants et de jeux de gladiateurs, où son géniteur est coincé depuis 25 ans. En compagnie de la loyale confidente de Kevin (Olivia Wilde), le père et le fils embarquent pour un voyage sans retour dans l’univers virtuel devenu bien plus moderne et dangereux que celui du premier volet.
Source : L’écran fantastique n°301

Comme le rapporte la revue des professionnels du cinéma Le Film Français, Le Festival rendait hier hommage à John Lasseter et proposait aux spectateurs de découvrir les versions 3D relief des deux premiers Toy Story.
Le Lido s’est paré des couleurs Pixar dimanche après-midi pour l’hommage à John Lasseter, venu avec quelques uns de ses plus fidèles collaborateurs (Andrew Stanton, Brad Bird, Pete Docter et Lee Unkrich). Le public était nombreux pour cette journée particulièrement festive. Le tapis rouge qui mène à la grande salle du palis du cinéma était recouvert de ballons à leffigie des plus grands succès du studio. A cette occassion, Toy Story 1 et 2 étaient projetés pour la première fois en 3D relief avant leur sortie au cinéma l’an prochain. Le Festival proposait aussi de voir ou revoir Le monde de Némo et Les indestructibles. Sans oublier Là-haut qui débarquera dans les salles italiennes en octobre.




Le Phillipine Daily Inquirer a un super interview de James Cameron qui inclut des mise à jour sur le statut d’Avatar.
On y apprend que le montage du film est à présent fait à 100%. Au cours d’une interview au Comic-Con, il a mentionné qu’ils étaient encore en train de monter et qu’il prendrait les réactions des spectateurs lors de la projection dans le Hall H en compte en finissant le montage. Il serait intéressant de savoir s’il a effectivement incorporé de nouveaux éléments suite à ces réactions et ce qu’il a changé - en particulier étant donné qu’il a dit que les séquences du Comic-Con « ne changeraient probablement pas ».
« En tant que réalisateur, je puis vous assurer que mon travail est terminé à 100% car le film est entièrement tourné et monté », a répondu l’auteur lorsqu’il lui a été demandé ce qu’il devait faire jusqu’à décembre. « Mon travail pour les prochains mois jusqu’à la livraison du film à la fin novembre sera plutôt en tant que spécialiste des effets spéciaux, m’assurant que les plans ont l’air réalistes, qu’ils atteignent tout un niveau de qualité irréprochable ».
Cameron déclare qu’il travail de 14 à 16 heures par jour pour s’assurer que les plans truqués atteignent un niveau inédit de photoréalisme. Cela lui laisse donc 3 mois entiers pour perfectionner les effets spéciaux avant que la version finale ne soit livrée fin novembre. Et l’on peut supposer également pour finir la musique, le mixage, l’étalonnage et toutes les autres finitions. Je suis curieux d’en savoir plus au sujet de la bande-son de James Horner - étrangement personne n’a questionné Cameron ou Landau au sujet de la musique d’Avatar, étant donné le travail remarquable de Horner sur Aliens et Titanic.
Une autre anecdote intéressante issue de l’article:
Au sujet du fait que les Avatars ont des queues, James a simplement souri et déclaré « Le studio m’a posé la même question. Ils ont demandé « Est-ce qu’ils doivent vraiment avoir des queues? » Nous sommes très heureux de la façon dont les Na’Vi ont été conçus car la queue et les oreilles révèlent l’état émotionnel des personnages. Les propriétaires de chats savent que l’on peut déduire l’humeur d’un chat en fonction des mouvements et postures de sa queue. De la même façon que nous avons créé un langage verbal, nous avons créé un vocabulaire pour la queue et les oreilles. »
L’idée de 2 heures et demi de science-fiction pure, inaltérée, sans compromis à l’égard des studios dans une 3D influant sur le cerveau est on ne peut plus excitante. Le fait qu’un univers cinématique soit créé de toutes pièces et où le cinéaste a le budget et le soutien nécessaire pour faire se rencontrer le public et sa vision ne se produit que quelques fois dans un siècle. L’inclusion de la queue (et l’animation qui va avec) sont emblématiques d’une créativité sans complexe et d’une ingéniosité technologique dont nous pourrons faire l’expérience en décembre.




Contrairement à ce qui était précédemment annoncé, la trilogie The Hobbit dont deux épisodes seront réalisés par Guillermo del Toro et l’un par Peter Jackson ne sera pas produite en 3-D stéréoscopique native. Ainsi Guillermo del Toro déclare lui-même à ce propos : « En tant que co-scénariste et réalisateur de ce film (qui de fait travaille avec les équipes de design, de costume, de création des créatures et des effets spéciaux chaque jour de la semaine), je veux être très clair une fois de plus : nous ne parlons à ce jour pas de 3-D, nous n’écrivons pas le scénario pour la 3-D - nous avons engagé mon directeur de la photographie Guillermo Navarro pour tourner le film et nous ne discutons pas de 3-D avec lui ni avec WETA digital ou Warner Bros. ou qui que ce soit d’autre. Si, après Avatar, le marché tendait à changer et qu’une demande allait dans le sens d’un passage à la production 3-D, nous verrions alors ce que l’on fait mais ce n’est pas à l’ordre du jour pour l’instant. »

Selon Marketsaw, le fait que le film ne se fasse pas en 3-D native n’écarte pas la possibilité d’une conversion de la 2D à la 3D. Affaire à suivre donc.

La bande-annonce, c’est ici
J’ai été assez chanceux pour obtenir un billet pour la projection en avant-première de Up aux studios Pixar à Emeryville, organisés par la Société Cinématographique de San Francisco. Après une réception dans l’atrium de leur joli immeuble, nous sommes passés au travers d’un dispositif de sécurité rigoureux (détecteurs métalliques) avant de pouvoir voir le court-métrage hilarant Partly Cloudy) et la nouvelle production de haut vol de Pixar Là-haut.
Mes films préférés de Pixar à ce jour étant Wall-E et les Indestructibles, Là-haut vient désormais s’ajouter, selon moi, à ces chef d’oeuvres. L’impact émotionnel du bel et poignant résumé de la vie de Carl qui ouvre le film est la note de basse qui résonne au travers de tout le film et est au moins aussi émouvant que la scène dans laquelle Wall-E se tient sa propre main en regardant Hello Dolly. Le reste du film, bien sûr, est à couper le souffle en tous points, en particulier du point de vue du sentiment que l’on a que les personnages peuvent être touchés et pourraient exister dans le monde réel bien qu’ils soient stylisés. D’un point de vue technique, on soulignera l’attention portée sur les textures, la restitution des phénomènes météorologiques et les scènes d’action. Après la fourrure dans Monstres et Compagnie, le travail sur les effets d’eau dans Nemo et les effets de caméras réalistes dans Wall-E, ici la véritable innovation n’est pas tant dans le film que dans la salle puisqu’il s’agit de la première production en 3D numérique « native » de Pixar. Et pour le dire en un mot : la maîtrise de ce nouvel outil par les gars de Pixar est tout simplement phénoménale. Combinée à la technologie des lunettes actives (préférable d’un point de vue qualitatif aux lunettes jetables de Real-D prédominantes dans les salles américaines) vous aurez tout simplement l’impression de regarder les scènes au travers d’une fenêtre. Et ce n’est pas l’aspect stylisé qui va affaiblir cet effet. La stylisation combinés à la restitution hypérréaliste des textures des vêtements par exemple fait tout simplement des protaganistes des personnages de fiction qui pourraient exister dans notre monde.
Ce dont il faut bien se rendre compte ici, c’est que ce qui se passe en moment dans le cinéma et auquel contribue Pixar avec l’excellence qui les caractérise, c’est que les éléments techniques utilisés ne sont pas des répétitions mais de permanentes innovations. Le cinéma est en ce moment dans une phase de révolution permanente grâce à l’outil digitale inédite et ces outils aisément réplicables seront donc dans les prochains films, contribuant ainsi à une mutation pérenne et profonde de l’art cinématographique.
Et parce que désormais, le numérique et le cinéma live sont destinés à s’imbriquer, Pixar n’écrit pas seulement l’histoire du cinéma d’animation mais du cinéma tout entier, et d’une bien belle manière.

Première observation: le logo du distributeur et producteur 20th Century Fox est différent de celui utilisé par Fox pour ces précédents films. Mais alors que la plupart des grosses productions de studio dérivées d’univers identifiables sont customisés en fonction de l’univers du film, ici, le logo est particulièrement sobre. Si l’on compare le logo animé Fox de 2008 à celui-ci, on remarque que la façade du batiment sur lequel repose la stèle 20th Century Fox est beaucoup plus détaillée et texturée. L’aspect caractéristique des batiments abritant les plateaux de tournage sont également identifiables, les projecteurs sont posées sur des structures modélisées à partir d’objets réels. Le fait que la Fox ait choisi de ne pas customiser le logo comme cela avait par exemple été le cas pour Wolverine et son logo Fox chromé est sûrement l’indice qu’il s’agit pour eux d’un pur film de référence, un futur classique dont ils veulent revendiquer le fait qu’il est de marque Fox. Mais en même temps que Fox fait preuve d’une sobriété, d’une solennité pourrait-on presque dire, il n’en reste pas moins qu’ils en profitent pour effectuer un bond en avant du point de vue esthétique passant de la 3D stylisée au photoréalisme Dans ce changement non pas tant esthétique que symbolique il faut peut-être y lire la signature d’un studio historique qui s’apprête à délivrer au monde un film qui redéfinit jusqu’à la nature du cinéma en intégrant le numérique comme un outil pouvant se substituer à la capture photographique pour l’enregistrement d’images live. En d’autres termes, il s’agit du logo de la Fox à l’ère du cinéma live numérique.

James Cameron est autant businessman que cinéaste. Comme nombre de vétérans de Hollywood, il a décidé de produire Avatar au travers de sa propore société Lightstorm Entertainment. Ceci lui permettra de profiter d’une proportion plus importante des recettes en cas de succès du film.

Des cargos spatiaux transportent des gros porteurs supersoniques.

L’avion qui semble faire l’union entre le gros porteur militaire américain et l’avion de chasse opère une descente en piqué au milieu de nuages ressemblant à ceux que l’on trouve sur Terre.

Il faut un certain temps pour se rendre compte que la jungle que l’on survole est entièrement numérique.

Des ilôts flottant dans les airs. Paysage banal sur Pandora. James Cameron, ingénieur manqué met d’ordinaire un point d’honneur a expliquer scientifiquement ce qui paraît pur produit d’une imagination féconde. Comment peut s’expliquer des lors la présence d’ilôts flottant : des poches de gaz plus légères que l’atmosphère pandorienne dans la roche, la pesanteur, l’attraction de la planète autour de laquelle gravite Pandora ou le fait que l’atmosphère soit porteur.

Jake Sully, vétéran de guerre paraplégique, découvre son Avatar, un être humanoïde à la peau bleu de 3 mètres de haut. Développé in vitro, il est nourri pour son développement par un cordon ombilical qui semble synthétique. Il s’agit en fait d’un hybride qui reprend la principale partie de l’ADN Na-vi a commencé par sa capacité à respirer l’atmosphère de Pandora et dont le cerveau a été conçu pour pouvoir recevoir une conscience humaine.

Voici ce à quoi ressemble le chemin de la conscience de Jake Sully vers son nouveau corps.

Vue subjective de Jake Sully dans son Avatar.

L’espèce des Na’Vi emprunte certains traits aux félins comme le nez, les yeux ultra-sensibles à la lumière ou les oreilles directionnelles.

Le souci du détail : dans ce plan, le fond de l’oeil Neytiri brille comme celui d’un chat photographié en pleine nuit. Neytiri, un personnage féminin fort, comme Cameron les aime porte, à la manière d’une native indienne, des éléments ornementaux simples qui lui confèrent sa féminité.

Le support du photogramme ne fait pas honneur à la technologie adoptée et affinée par James Cameron. La dimension du mouvement, en effet, est un des principaux fondements du réalisme. Vu en mouvement, le spectateur a le sentiment de voir ni plus ni moins qu’une actrice réelle qui serait parvenue d’une façon que le cerveau n’a même pas le réflexe immédiat de chercher à comprendre, en un être extraterrestre intelligent. Le reflet d’un lui-même né dans un autre réel.

Si le jour Pandora, semble être une planète relativement semblable à la Terre, la nuit elle révèle une bio-diversité qui surpasse tout ce que l’on peut imaginer. Ici, des créatures proches de ce que l’on peut observer dans les profondeurs de l’océan semblent s’apposer sur les plaies de Jake et le soigner.

Malgré ses traits particuliers, il est possible de percevoir la beauté de Neytiri. Pour pallier au phénomène de l’uncanney valley - le blocage éprouvé par les humains lorsqu’ils sont confrontés à l’apparence d’un être proche de l’apparence humaine sans la rejoindre tout à fait, James Cameron a élaboré avec son équipe un procédé révolutionnaire de motion capture qui capte en sus du mouvement du corps, les moindres expressions faciales et nuances du regard.

Rappel : ce personnage a été entièrement généré par ordinateur.
Ce personnage et le moindre de ses traits physiques, sortent de l’imagination de James Cameron et de ses techniciens mais celui qui l’anime et lui insuffle la vie est l’Australien Sam Worthington. Sorte de génie de l’actor’s studio, il a autant été choisi pour son charisme (on a pu le voir dans Terminator Renaissance) que pour son jeu d’acteur tout en finesse.

Cette créature, mélange de dinosaure et d’oiseau, fait partie de la vaste bio-diversité créée sur mesure pour le film.

Rien qu’à cette image, on peut deviner la beauté que nous réserve cette scène. Notons au passage le contraste entre la froideur du bleu des Na-Vi et l’arrière plan en flammes.

Lorsque la plus humaine des émotions jaillit de l’imagination.

Les us et coutumes Na’vi semblent inspirés des tribus d’Indiens d’Amérique.

Les effets de lumière notamment sur les cheveux, la modélisation et le texturage de la peau sont traités avec une finesse jamais vue dans un film.
Conclusion : pour être honnête avec vous, si je suppose qu’en tant que lecteurs de cet article, vous faîtes partie d’un public en pointe de cette révolution qui se trame, j’ai nommé Avatar de James Cameron (le titre complet), il faut reconnaître qu’il lui manque deux aspects qui en réduisent l’impact fortement.
D’abord, le rythme. Le format du teaser ne permet pas l’existence du mouvement. Il existe en effet une science du montage (quoique différente pour chaque monteur) mais qui existe bel et bien et qui prouve à elle seule, que le temps détermine la signification et la valeur d’un plan. Ici, le mouvement ne peut malheureusement pas exister comme il le voudrait. Or, ce que Cameron a entre autre tenté de redéfinir est la notion d’acteur. Ici, l’acteur n’est plus tant un visage qu’un être entièrement dédié à l’action et l’expression d’un corps et d’un visage dans le temps dans la finalité de traduire son individualité.
Un bon film, et les sceptiques du cinéma stéréoscopique seront les premiers à le dire, c’est avant tout une bonne histoire, une bonne direction d’acteurs et une bonne mise en scène. Ici,il y a les arcanes massives de l’histoire mais rien qui puisse donner une idée de ce qui constitue pourtant un pan fondamental de la révolution qui s’annonce : la naissance véritable du personnage autonome. Le cinéaste acquiert ici un pouvoir qui fait presque de lui un être démiurgique, un synthétiseur de réalités qui n’ont de borne que son imagination.
Un autre aspect, que ne peut restituer le teaser est évidemment le relief ou plutôt le volume. James Cameron a mis un point d’honneur à ce que le film soit en cinémascope. Il s’agit du premier film stéréoscopique numérique adoptant ce format. Combiné à la profondeur, ce format calqué sur la largeur du champ de vision humain sera apte à immerger le spectateur dans la scène. Imaginez un mélange entre la grandeur de l’opéra et des récits mythiques, la puissance inégalable des décors créés par ordinateurs, ce nouveau costume magique qu’est la motion capture améliorée de James Cameron et cet outil de visualisation capable de faire de chaque spectateur celui pour qui ce monde existe, la stéréoscopie, et vous avez Avatar.
Ce teaser a pu engendrer une frustration pour certains d’entre vous. C’est compréhensible. Mais peut-être faut il y voir simplement le message que ce film emploie les éléments d’un langage cinématographique qui n’est tout simplement plus compatible avec l’écran 2D et les formats promotionnels conventionnels (d’où l’Avatar Day). Il s’agit (contrairement à ce que les gars de Fox tenteront de faire croire pour ne pas se couper des cinémas qui n’ont daigné passer à la 3-D stéréoscopique numérique) d’un film indissociable de l’espace que l’auteur s’est efforcé de concevoir et de la temporalité sans laquelle le corps, et donc la vie, ne peuvent s’exprimer. Car finalement, nous nous accordons tous sur un point, sceptiques ou enthousiastes, la stéréoscopie ne fera jamais d’un film avec une mauvais histoire et une mauvaise mise en scène un bon film, mais un film avec une bonne histoire et une bonne mise en scène sera en première ligne pour accéder à un statut supérieur d’oeuvre d’art, pour accéder au statut d’oeuvre autonome s’affranchissant un peu plus des contingences matérielles et techniques pour rendre visible sans médiation ce qui n’existe que dans l’imagination d’un créateur.